Suivez-nous

  • dailymotion
  • scoop-it
Rechercher
Fermer

L'Arcep rappelle la nécessité de déployer des réseaux en fibre optique

Publié le 13 février 2017

Dans sa réponse à la Cour des comptes sur le projet de rapport thématique relatif au déploiement des réseaux fixes à haut et très haut débit, l'Arcep revient sur les enjeux du déploiement du très haut débit en France.

Suite à la publication du rapport de la Cour des comptes, Les réseaux fixes de haut et très haut débit : un premier bilan, l'Arcep a publié le 31 janvier sa réponse à la Cour.

Jean-Yves Le Drian, Président de Mégalis Bretagne, a profité de sa rencontre le 8 février avec Sébastien Soriano, Président de l'Arcep, pour lui indiquer les convergences entre l'Arcep et le Syndicat mixte sur les principaux thèmes. Il a également insisté auprès de l'autorité de régulation sur la nécessité de lever les freins qui ralentissent aujourd'hui les déploiements et a rappelé les fondamentaux sur lesquels s'appuient les projets publics tels le projet breton : d'une part le respect des engagement des opérateurs privés sur les zones sur lesquelles ils ont manifesté l'intention de déployer des réseaux en fibre optique et d'autre part le respect par les opérateurs privés de l'intégrité des zones sur lesquelles les collectivités ont déclaré leur intention de déployer.

Le déploiement de réseaux en fibre optique pour répondre aux enjeux de demain

Dans sa réponse à la Cour des Comptes, l'autorité de régulation rappelle la nécessité de déployer des réseaux en fibre optique pour faire face à la forte progression de la consommation de données par les particuliers et les entreprises, nécessitant des débits descendants et remontants toujours plus importants, défis que ne pourront plus relever dans l'avenir les autres technologies (cuivre, câble coaxial).

“Davantage qu'une technologie le FttH (Fibre to the Home) constitue une
infrastructure, à ce jour la seule permettant une véritable évolutivité dans
le temps des débits”

L'Arcep précise que ce choix technologique a d'abord été celui des principaux opérateurs nationaux dans les zones AMII (appel à manifestations d'intentions d'investissement) et constitue le cadre de la stratégie de l'Union européenne pour une "société du gigabit".

Ce choix technologique est également celui des collectivités bretonnes, qui, dans le cadre du projet Bretagne Très Haut Débit, ont souhaité amener le très haut débit à travers la fibre optique à 100% des foyers bretons à l'horizon 2030.

Pour les réseaux d'initiative publique, l'échelon régional plébiscité

En dehors des zones AMII, dans un souci de cohésion territoriale, les collectivités territoriales ont décidé de déployer des réseaux d'initiative publique. L'Arcep, comme la Cour des comptes, souligne l'intérêt de piloter les déploiements à l'échelon régional, notamment pour faciliter la commercialisation de ces réseaux et améliorer l'efficacité des déploiements, confirmant la pertinence du choix des collectivités bretonnes de confier la gestion du projet Bretagne Très Haut Débit à un syndicat mixte régional, Mégalis Bretagne.

“Renforcer l'échelon régional favorisera l'industrialisation du déploiement et
de la commercialisation des RIP.”

Un suivi renforcé des déploiements des opérateurs privés en zone AMII

“L'Arcep partage l'objectif de la Cour d'améliorer l'efficacité des politiques
publiques d'aménagement du territoire en assurant un suivi renforcé des déploiements effectués par les opérateurs dans les zones d'initiative privée.”

En Bretagne, l'initiative privée concerne 10% du territoire et 40% de la population. Orange a été le seul opérateur à s'engager dans les zones les plus denses : Brest Métropole, Concarneau, Douarnenez, Fougères, Guingamp, Lannion, Lorient Agglomération, Morlaix - Saint-Martin-des-Champs, Quimper Communauté, Rennes Métropole, Saint-Brieuc Agglomération, Saint-Malo, Vannes Agglomération et Vitré.

Dans ce cadre, l'Etat, la Région, les collectivités concernées et Orange ont signé une convention cadre régionale, le 28 juin 2013, organisant le suivi des déploiements sur lesquels l'opérateur privé s'est engagé. La commission IPOP (Intervention en propre des opérateurs privés) du Syndicat mixte Mégalis Bretagne a en charge le suivi des engagements pris dans le cadre de cette convention.

La nécessaire émergence d'offres de gros activées pour dynamiser le marché à destination des entreprises

L'Arcep, comme le Syndicat mixte, considère que pour faire émerger des offres dites FttE (Fiber to the Entreprise), permettant aux PME et sites publics d'accéder à la fibre optique à des tarifs intermédiaires, il est nécessaire d'encourager l'émergence d'offres de gros activées.

“Pour favoriser une plus grande concurrence sur ce marché de gros activé et
ainsi mettre à disposition des multiples opérateurs utilisant ces offres une plus grande diversité de solutions, il semble important que de nouveaux acteurs  puissent se positionner sur le marché des offres de gros activées sur fibre en s'appuyant sur des offres passives adéquates.”

Toutes les actualités

pictoNews


Vous souhaitez mettre en valeur une actualité de votre territoire ?

Contactez-nous